Cinéma d'art et essai à Belfort

A partir du 12 juillet

Cinéma plein air : Les Beaux Gosses

Comédie de Riad Sattouf, France, 2009

Durée : 1h30

Avec : Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières

Sélection Festival de Cannes 2009 (Caméra d'Or)

Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe. Malgré des avances de plus en plus évidentes, Hervé, un peu nigaud, ne se rend compte de rien. Quand enfin il en prend conscience, Aurore refuse de sortir avec lui. Puis, sans prévenir, elle se jette dans ses bras. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d'essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c'est une autre affaire...

Avec Les beaux gosses, Riad Sattouf réalise son premier long métrage. Même si Les beaux gosses s'inspire forcement de sa propre expérience de l'adolescence Riad Sattouf ajoute cependant : " Ce n'est pas un film directement autobiographique. J'étais un adolescent timide, sans histoire. Si j'avais raconté mon adolescence, je pense que cela aurait été ennuyeux .(...) Mais les rapports que j'avais avec mes copains de l'époque étaient proches de ce que je montre. Nous avions des voix très efféminés, des noms ridicules (enfin surtout pour moi) et des physiques chétifs. "
Si le film fonctionne avec les codes d'aujourd'hui, on notera, en revanche l'absence à l'écran des technologie qui équipent aujourd'hui (presque) tous les enfants, du balladeur MP3 au téléphone portable. Riad Sattouf justifie sa démarche : " Je voulais trouver une moyenne entre mon expérience, et celle de mes comédiens. Je ne voulais pas faire un film naturaliste, je souhaitais quelque chose d'étrange, construire un univers pour parler pompeusement. Je trouve ça très ennuyeux de parler portable, d'informatique, de MSN... En plus, tous les enfants n'ont pas accès à cette technologie... Mes héros sont même exclus du progrès, d'une certaine façon ! Mes comédiens, qui étaient quand même mes premiers conseillers, me disaient : " Mais tes héros là, c'est des méga boloss, jamais on parle aux mecs comme ça... "

Allociné

Séance : le jeudi 12 juillet à 22h, au Malsaucy à Evette-Salbert

 

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